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En vers et contre tout

Etre Père

le 03/01/2010 à 14h04

 

Zee Avi

le 03/11/2009 à 17h28

Attention petit bijou tout frais découvert aujourd'hui :)

Nos vies

le 28/10/2009 à 23h55

Nos Vies

 

Je me souviens les ballades en Rollers
Nos interminables parties de risk
Les StarCraft jusqu'à pas d'heure
Toutes ces nuées d'UltraLisks

Je me rappelle nos sorties en bars
Devisant autour du comptoir
Devinant où allait le monde
Autour d'une bière brune ou blonde

Que reste-t-il de cette histoire?
Quelques souvenirs au fond d'un placard?
Je n'ai pas vu venir le soir
Où chacun a du partir faire sa vie tôt ou tard

J'ai tant de souvenirs en mémoire
Que mes yeux rencontrent le brouillard
J'entends encore tous nos délires
Nos bêtises et autres éclats de rire

Je vous observe tous, lentement
On s'est regardé devenir grand
Je me sens seul dans mon enfance
Un peu perdu de l'existence

Que reste-t-il de notre histoire?
Jamais je ne veux voir venir le soir
Je vous ai tant chéris mes amis
J'espère que pour longtemps se croiseront nos vies.

 

 

 

Mrpatate le 28/10-09

 

 



John Btler trio "Ocean"

le 26/10/2009 à 17h37

 

Patty Griffin - Rain

le 22/10/2009 à 17h28

 

One Republic - Too Easy

le 22/10/2009 à 17h22

 

The wrestler

le 16/10/2009 à 12h57

Une chanson écrite et interprétée par le grand Bruce, offerte en cadeau à Mickey Rourke pour son superbe film The Werstler, réalisé par le tout aussi génialissime Darren Arnonofsky, notamment réalisateur de Requiem for a dream.  Un régal pour les oreilles


 


 

Get Lucky

le 16/10/2009 à 12h50

Un petit bijou du grand Mark Knopfler

Combattre

le 16/10/2009 à 12h48

Combattre

Combattre
chaque jour
combattre...
encore et toujours

chaque matin se lever
se dire encore aujourd'hui
il me faudra lutter
au moins jusqu'à cette nuit

Combattre...
Batailler sa propre âme
Eviter le désatre
et faire taire le vacarme

Chaque instant
Chaque minute
faire un pas en avant
Même s'il n'y a aucun but

Errer de par la terre
Un mort parmi les vivants
porter sur ses épaules la misère
qui m'a fait devenir grand

j'ai vite oublié
ce qu'est être enfant
j'ai vite appris à jouer
à sourire comme un grand

quand en moi tout est mort
tout est vide tout est sombre
a l'extérieur je suis fort
fort d'être au dedans une ombre

Chacune de ces minutes
que m'offrent encore la vie
Chacune je les dispute
comme étant des sursis

illusions et douleurs
sont en mon quotidien
déception et malheur
parfois j'envie les chiens

Parfois je veux crever
Parfois je veux rêver
Parfois je veux souffrir
Parfois je veux sourire

Mais il me faut combattre
Chaque jour encore
Combattre
jusqu'au jour de ma mort


mrpatate le 10/10/09

mrpatate diary vol.1

le 19/05/2009 à 23h50

 


L’émerveillement est le premier pas vers le respect


 


C’est peut-être la seule phrase valable que j’ai entendu de la journée, la seule ayant un sens réelle et qui puisse me faire une tant soit peu réfléchir. Qu’est-ce que je respecte ? Qu’est-ce qui m’émerveille ? Qu’est-ce qui m’émeut ?


 


Très peu de choses. Trop peu. Pourtant, si je réfléchis bien, tant de toutes petites choses en vérité. Je travaillais à la campagne hier et aujourd’hui. Entre les nuages perçait ce soleil qui vient réchauffer de ces rayons doux et enivrants. Autour de moi se profilaient les champs. Les champs… Un rien pourtant. Un bout de vert, un peu de jaune et de violet. De l’herbe haute somme toute. Mais tellement magnifique en vérité. De ce jaune qui donne au champs des allures de trésors. Trésor de la nature. Le soleil perçant entre les nuages leur donnait des teintes mi noirs mi feu. Tout en ce moment là m’éblouissait de sa beauté radieuse. La chaleur naissante dans le véhicule, j’ouvrit quelques instants la fenêtre, pour sentir ce mélange si particulier que j’aime tant. Ce bouquet de bitume fraîchement mouillé et de fleurs. J’avais envie de sortir, d’aller courir dans ce champ, sauter dans les herbes hautes pour les sentir se frotter contre ma peau. Et attendre. Tout plaquer et attendre. Attendre que le temps vienne me chercher. La faim la soif le froid la nuit, que sais-je, mais qu’on me cherche et qu’on vienne me trouver. Rester là allonger, et regarder  défiler les nuages, leur prêter des formes rigolotes. Retrouver au-dedans de moi ce sourire qui me fait tant défaut depuis bien trop longtemps, ce sourire de gosse, cet éclat de voix qui insuffle la bonne humeur à peine ses premières mesures données. Et attendre. Attendre de partager ce moment. J’en crève de ne pas le partager, de le garder enfoui en moi. J’en crève de n’avoir personne avec qui marcher main dans la main, à m’extasier de présenter à la nature si belle une créature d’autant plus belle. Je suis sur qu’elles s’épouseraient.


 


Je crèverais de solitude, dans mon champ. Allongé, réchauffé par les doux rayons du soleil. Alors qu’une respiration à mes côtés m’insufflerait le souffle, moi qui suis en apnée. Et là tout reprendrait vie ! Les feuilles bougeraient, les troncs grinceraient, les insectes escaladeraient de leur légendaire courage les brindilles m’entourant. Le soleil ralentirait sa course et les nuages se dissiperaient.


 


Mais je reste seul dans mon champ. Parfois certains sont passés près de moi, sans me voir, s’asseyant à mes côtés, me sachant présent mais ne pouvant me discerner. J’ai laissé pourtant derrière moi des traces, et nombreux sont ceux et celles qui pourraient les trouver. Oh ce n’est pas grand-chose, de l’herbe un peu pliée, un petit trou dans une haie, de quoi se faufiler. Il faut se donner la peine c’est vrai. Mais bon sang, même si c’est pour me passer à côté, au moins ils auront profité du champ, des fleurs, des herbes, du soleil et des nuages mi noirs mi dorés. Ils auront humés le parfum de mon pré, profité du présent, du calme et de la beauté de mère nature ma bien aimé.


 


 


 


Voilà pour ma journée, journal de bord du capitaine bien troublé par ce texte. Bizarrement ça faisait longtemps qu’écrire ne m’avait produit un tel effet, genre larmes au bord des yeux.


 


Mrpatate le 19-05-09 à 23h42